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Thème(s)
Marseille, Famille, Cuisine, ...

Format(s)
Noir & Blanc

Genre(s)
Reportage, ...

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Né à Marseille, Olivier Chaix vit, rêve et y travaille. La photographie et lui c’est une vieille histoire qui dure depuis des années. Fasciné par la mer, il exerça un temps le métier de voilier (réparateur de voiles). Parce que les routes de l’existence ne sont pas toujours droites et linéaires et le reste du temps, il observait le monde, promenant son regard de photographe au gré de ses envies. S’il a décidé de remettre la photographie au cœur de sa vie professionnelle, Olivier n’en conserve pas moins une approche singulière de son métier. À 38 ans, il travaille donc aujourd’hui pour la presse magazine et l’édition. Ses reportages font régulièrement l’objet de publications. En parallèle, il développe des travaux plus personnels, dans lesquels il s’implique totalement, en cherchant à instaurer une véritable relation de confiance avec ceux qu’il photographie. Chaque fois, c’est une plongée à corps perdu et de longue haleine dans un univers, afin de s’en imprégner, le respirer, l’observer et s’y confronter. Les chantiers dans lesquels il s’aventure demandent humilité et patience, de savoir prendre le temps pour s’inscrire dans une intimité réelle et s’ancrer dans le quotidien. Le mot est lâché, quotidien ! Car, au fond, s’il fallait résumer d’un trait son travail, c’est cela que nous écririons : il est un photographe du quotidien, que ce soit celui de la vie d’une cité des quartiers Nord de Marseille, celui des petits villages de Corse (son autre patrie), celui des salons de coiffure, de la vie des pêcheurs et des gens de mer ou encore celui des salles de boxe. Ce qui frappe, quand on voit son travail pour la première fois, c’est cette façon de saisir l’instant présent, ici la photo ne cherche pas à faire beau, à enjoliver la réalité, un procédé qu’il déteste en réalité. Non, l’image est inscrite dans la vie, dans la journée qui s’écoule, dans des petits détails, mettant toujours l’humain au centre de tout. Et c’est bien ça, au fond, qui le passionne. Elle est bien là, cette corde sensible qu’il cherche à faire résonner et après laquelle il court avec une patience étonnante. Ce sont ces petites choses, ces petits riens, dans lesquels s’ancrent et prennent corps ces mondes qui l’intéressent. Un monde de labeur, fait d’humilité et de simplicité. Un monde populaire, un travail à hauteur d’hommes.

Olivier Jourdan Roulot

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